Les recommandations du Club

Plus que jamais, la révolution provoquée par le développement des usages et services numériques tend à occulter leur réalité industrielle et leurs impacts environnementaux. Et pourtant, il est urgent de les prendre en compte
Lire le compte-rendu des ateliers
#1 #1

A quoi ressemblerait un pledge pour une IA for Earth ?

Beaucoup de discussions ont animé le groupe. Ces dernières ont permis de repenser les fondamentaux : qu’est-ce que l’IA pour la planète ? Qu’est-ce que l’IA ? Qu’est-ce que la planète ? Est-ce l’environnement ? Le social ? Un mélange des deux, ou leurs interactions ? « On s’est rendu compte que c’est un sujet qui touche tout le monde, et qui pose la question de l’éthique »

Une IA for Earth doit avoir un impact environnemental négatif, doit s’affranchir des biais discriminatoires, et servir l’intérêt général en toute transparence. L’IA doit également être reconnaissable, respecter une législation, et être développée en consultation citoyenne.
#2 #2

Bâtir la campagne politique 2050 du mouvement
techno-ecolo ?

Nous sommes à un point de bascule, celui de l’urgence dramatique. Il y a sur Terre 10 milliards d’habitants dont 75% dans les villes. Les data centers sur les côtes sont maintenant submergés. Les migrations sont massives. Les déchets des mégalopoles impliquent une gestion colossale. L’air purifié est plus que jamais rare et recherché. Les tensions autour de l’accès aux communs sont intenses.

En 2050, les radicaux sont potentiellement au pouvoir. Il faut aujourd’hui se mettre du côté des autoritaristes, mais aussi de l’écologie. L’État contrôle la répartition de ces communs, notamment par des tickets de rationnements, sauf pour la caste supérieure qui peut se procurer les ressources rares et chères. Dans ce contexte, un parti politique émerge. Il fait le constat que l’humain a échoué, là où l’intelligence artificielle pourrait réussir.
#3 #3

Smart city et ia : quel cadre ?

Pensons un instant le terme « smart ». Est-ce que cela ne devrait pas impliquer le respect de principes-clés, tels que protéger la santé, l’humanité, et se décliner socialement, culturellement ? Ici, nous poserons les principes stratégiques et d’intérêt général afin que cette smart city soit respirable.

Bien que l’urgence climatique soit là, et qu’il ne faille pas ralentir, penser les smart territories implique un effort constant de réflexivité, et d’objectivation de la question, pour voir la route qui nous reste à parcourir.
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Les contributeurs

Eneric Lopez
@NricL
Dir. Artificial Intelligence & Developers , Microsoft France
Durant ses 10 ans d’activité chez Microsoft, il développe une maîtrise des outils cloud et marketing. Son expertise en tant que directeur innovation et start-up chez Microsoft lui donne un vision élargie sur les possibilités offertes par les nouvelles technologies.
Paula Forteza
@PaulaForteza
Députée LREM 2e circonscription des Français établis hors de France
Paula Forteza a grandi entre la France et l’Argentine. En 2014, elle travaille pour Etalab, un programme du Premier Ministre chargé de la politique de données ouvertes. En juin 2017 elle est élue face à Sergio Coronado dans la 2e circonscription des Français établis à l’étranger, avec l’étiquette En Marche.
Camille Vaziaga
@camillrose
Public Affair manager, Microsoft & Maître de conférence à l’Université Paris Dauphine
Déléguée Générale de Renaissance Numérique, un think tank citoyen qui accompagne la société dans ses changements liés au numérique en France. Camille Vaziaga est engagée pour une IA responsable pour résoudre les problèmes sociétaux et environnementaux.

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IA, et environnement

Le mot
de la rédaction

L’IA peut-elle sauver la planète ?

La fin du monde n’aura peut-être pas lieu !

Sauver la planète suppose que celle-ci est en danger. Et effectivement, elle l’est, en tout cas si l’on en croit l’écrasante majorité des climatologues, des grandes institutions - à commencer par l’ONU – et même si l’on sait observer ce qui se passe à la surface du globe depuis quelques mois : canicules à répétition, incendies dévastateurs, disparition de milliers d’espèces...
Face à cet amoncellement de mauvaises nouvelles, est d’ailleurs née récemment une nouvelle discipline, à mi-chemin entre vérité scientifique et intuition catastrophiste : la collapsologie, ou « science de l’effondrement ». A en croire ses porte-paroles, c’est tout juste si nous, habitants de ce début de XXIe siècle, ne serions pas la dernière génération d’êtres humains sur la Terre.
Face à cette angoisse quasi métaphysique, que peut la technologie ? Que peuvent le génie et la détermination d’hommes et de femmes bien décidés à trouver des solutions ? Car s’il faut bien se garder de tout « solutionnisme », et s’il faut avoir à l’esprit que le digital porte en soi un facteur inédit de destruction des écosystèmes (métaux rares, émissions de CO2) le numérique et ses avatars proposent aussi un éventail de pistes qu’il serait fou de ne pas explorer, en partie par volontarisme, en partie parce qu’elles ont déjà commencé à faire leurs preuves. L’intelligence artificielle fait partie de cet arsenal à déployer : c’est tout l’enjeu de ce dossier RSLN consacré à l’IA au secours du dérèglement climatique.
« L'IA, disait Cédric Villani en mars 2017 dans son rapport, ouvre des perspectives radicalement nouvelles pour la compréhension et la préservation de l'environnement ».
Ce sont ces « perspectives radicalement nouvelles » que nous listons ici, dans des domaines aussi divers que l’agriculture, la lutte contre la pollution, la préservation des écosystèmes ou la préservation d’environnements urbains plus sains. Nous avons décidé de mettre en valeur aussi bien les initiatives des géants du numérique - Microsoft mais pas seulement - des innovateurs, soutenues par la députée LREM Paula Forteza, qui a répondu à nos questions. Bref, dans un monde où l’on a parfois tendance à baisser les bras, mettre en lumière celles et ceux qui n’ont pas abdiqué et qui préparent un avenir durable aux générations futures est non seulement un acte revigorant, mais c’est aussi et surtout notre devoir : celui des générations présentes. La fin du monde n’aura peut-être pas lieu !

Usbek & Rica