Les recommandations du Club

Alors, le numérique comme cause ou remède de l’exclusion ? Nos invités se sont penchés sur le sujet autour de trois groupes de travail.
Lire le compte-rendu des ateliers

Découvrez le premier épisode de notre série de podcast : Vision, cartographie sonore de la Tech For Good"

#1 #1

2020 : à quoi ressemblerait l'État-Providence du numérique ?

Projection : en 2020, l’Union européenne déclare que le numérique est un humanisme. Elle impose comme priorité supranationale l’Etat-providence numérique, le Web New Deal, et comme base sine qua non, à tout nouveau marché et service. Quelques mois avant la promulgation du Web New Deal, la commission se prépare. Quels seraient les fondements d’un État-Providence à l’ère numérique ? Quel rôle peuvent prendre les entreprises du web ?

#2 #2

Tech for good, un cadre ?

Les objets/services tech for good sont légion, mais aussi bien intentionnés soient-ils - ils peuvent parfois faire fausse route et passer à côté des besoins. Les biais des concepteurs (dans l’IA, par exemple) peuvent amener à des situations allant du cocasse au dramatique.
Si un objet « for good » avait un cahier des charges, à quoi ressemblerait-il ?

#3 #3

Banlieues : Faut-il devenir entrepreneur pour réussir ?

150 ans plus tôt, Guizot scandait « Enrichissez-vous ! ». Rien n’a tout à fait changé. Aujourd’hui, le président de la République rêve d’une France « startup nation » et incite chacun à « devenir millionnaire ». Comment ? L’entrepreneuriat ! Dans les banlieues, beaucoup espèrent s’en sortir en devenant livreur ou VTC, mais tout n’est pas rose dans la Startup Nation. Cet entrepreneuriat d’un nouveau genre précarise. Alors, l’entrepreneuriat, miroir aux alouettes ou vraie émancipation ? Bref, quand on « n’a rien », doit-on être entrepreneur pour s’en sortir ?

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Les contributeurs

Laurence Lafont
@LaurenceLafont
COO Microsoft France
Laurence Lafont est ingénieur, diplômée de l’École Supérieure d’Électricité. Après être passée chez France Télécom, Orange France, Oracle et Nokia, elle est désormais Directrice des équipes M&O. Elle accompagne la transformation digitale des organisations, et préside le conseil d’administration d’Impact IA.
Eric Bothorel
@ebothorel
Député (LREM) 5e circonscription des Côtes d’Armor
Éric Bothorel est un homme politique français, député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor. Auparavant il a été conseiller municipal de Paimpol, et conseiller général des Côtes d’Armor. Passé par le Parti Socialiste, il est désormais membre de La République En Marche.
Carlo Purassanta
@purassan
Président Microsoft France
Ingénieur diplômé du Politecnico di Milano et titulaire d’un MBA de Henley Business School, Carlo Purassanta a rejoint Microsoft en 2011. Avant de prendre la tête de Microsoft France, il également dirigé Microsoft Italie.

Revivez le Club RSLN
IA et inclusion

Le mot
de la rédaction

Pour une société numériquement inclusive

Vaste défi ! D’autant plus crucial que nous vivons dans une société autonomisée et atomisée par le numérique.

A bien y réfléchir, parler d’inclusion est la nouvelle manière de parler de vivre-ensemble. Le terme a sans doute fait son temps, mais le principe demeure : il s’agit de savoir comment créer les conditions de ne laisser personne sur le bord de la route, quand le reste de la société avance sans se retourner. Vaste défi ! D’autant plus crucial que nous vivons dans une société autonomisée et atomisée par le numérique. Les outils du numérique nous rendent plus forts, plus conscients, plus experts, mais leur vitesse de propagation et leur phénoménal pouvoir d’émancipation nous font parfois oublier que le progrès n’est pas partagé par tous. Les populations les moins urbanisées pâtissent d’une connexion aléatoire au réseau, les catégories sociales les moins favorisées sont limitées par des usages restreints… Création technologique, le numérique devient, dès lors un objet politique.
Les acteurs de la Tech, à commencer par Microsoft, ont une part de responsabilité majeure dans cette construction. C’est tout l’objet de ce deuxième Club RSLN : montrer que si le numérique peut accélérer l’atomisation de la société, il peut aussi en être le remède. Pouvoirs publics, citoyens et grands groupes : chacun à sa manière et en travaillant main dans la main, est en fait une partie de la solution.
Face au constat d’un lien social qui se délite, il nous faut associer toutes les bonnes volontés pour retrouver le chemin d’un avenir commun bâti sur des valeurs altruistes et qui refusent de penser que l’on prend le train en marche en laissant sur le quai plusieurs d’entre nous.

Usbek & Rica