16 / 12 / 2014

Donner accès au plus grand nombre à des connaissances et compétences augmentées

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Donner accès au plus grand nombre à des connaissances et compétences augmentées

Les défis de l’éducation à l’heure du numérique demeurent : donner accès au plus grand nombre à des connaissances et compétences augmentées.

Le plan numérique annoncée bénéficie d’une conjonction de réformes rarement concomitante : il est question pour la rentrée 2016, à la foisd’une réforme des programmes scolaires avec des inflexions vers des approches intégrant ces compétences du XXIe siècle (collaboration, communication, créativité…) décrite par l’UNESCO à côté du curriculum disciplinaire

– d’une réflexion sur les modes d’évaluation. Tant que nos Brevets, Bac… évaluent principalement la capacité de mémorisation de l’information dans des examens solitaires… on est loin de ces ouvertures pédagogiques et on ne tire pas avantage de la richesse des outils numériques

– d’un plan d’équipement en tablettes… le sujet de ce matériel est souvent perçu comme réducteur, mais il reste un préalable : tout débat autour du numérique, sans écran d’accès à ce numérique, reste très virtuel…

Si les programmes scolaires et les modes d’évaluations sont la clé de déplacement des pratiques pédagogiques à l’heure du numérique, il convient également de penser quelle motivation et quel  accompagnement pourra être apporté aux enseignants dans ce contexte de changement.

La promesse du numériques c’est à la fois une approche augmentée de pratiques traditionnelles (3D en géométrie, vidéo d’histoire…), la facilitation de nouvelles pratiques (collaboration, production vidéo….) mais aussi l’aspiration à une personnalisation plus fine. L’évolution des manuels numériques et du secteur industriel qui les porte, est ainsi un enjeu déterminant dans l’accompagnement du changement. Ce gain de temps qu’apporte le manuel : cet ensemble d’activités et d’exercices, sont à l’aube de deux des grands défis de l’éducation numérique. L’essor des sciences cognitives (comment le cerveau apprend ?) combiné au big data / data mining (tout activité numérique de l’élève laisse une trace) ouvre des possibilités de personnalisation croissante de ces manuels d’activités numériques. Ce travail excède la simple mutualisation de ressources pédagogiques et requiert une approche industriel autant que les dispositifs éthiques sur l’anonymisation de ces données, à l’exception de la relation enseignant/élève mais aussi l’éventuel oubli de ces données. Cette personnalisation était déjà celle des pédagogues grec enseignant aux privilégiés enfants de patriciens. La promesse du numérique, c’est la démocratisation de cette personnalisation…