12 / 04 / 2017
#CIO

La blockchain permettra-t-elle de protéger les données personnelles des patients ?

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La sécurité des systèmes numériques de santé, et par extension la vie des patients, pourraient être considérablement améliorées avec la généralisation de la blockchain… à condition de régler les possibles problèmes de performance et l’association de celle-ci avec des ransomwares. Etat des lieux avec CIO.

La blockchain, cet ensemble de «bases de données décentralisées qui ne peuvent pas être rétroactivement modifiées », fera partie de l’avenir de la e-santé, d’après un professionnel de la sécurité cité par le site spécialisé CIO. En effet, ses applications se prêtent parfaitement au secteur, permettant notamment de sécuriser des dossiers médicaux numérisés, et donnant l’opportunité aux patients de gérer leur privacy avec une certaine granularité.

Concrètement, les patients pourraient définir différents degrés de sécurité pour leurs informations médicales, la blockchain permettant alors d’autoriser ou d’interdire l’accès à des tiers (employeurs ou assureurs…) de chacune des données présentes dans leur dossier, réduisant le risque d’utilisation de celles-ci contre son gré. On peut par exemple avoir envie de donner à son médecin ou à son organe de remboursement tous les détails de ses traitements en cours de manière numérique, sans que son employeur, lui, ne puisse avoir accès à ces informations.

La blockchain pourrait également permettre une gestion plus avancée des wearables et des autres objets connectés liés à la santé, mais aussi, grâce aux contrats intelligents, l’optimisation des procédures de remboursement des dépenses de santé. Mais tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes : les blockchains publiques, en particulier, présenteraient des performances moyennes dès lors qu’on chercherait à les « scaler » (c’est-à-dire à les faire tourner à grande échelle) et leur implémentation peut présenter d’importantes failles de sécurité…

Pour lire l’article de CIO, c’est par là.