06 / 04 / 2017
#ZDNet

La blockchain pourra-t-elle nous permettre d’(enfin) voter en ligne ?

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LaPrimaire.org, « primaire ouverte » ayant essayé de présenter à la présidentielle 2017 un candidat non-professionnel de la politique désigné en ligne par une votation citoyenne, a utilisé la blockchain pour son module de vote électronique. Une expérience qui pourrait changer le regard des spécialistes dubitatifs sur le vote électronique ? Le point avec ZDNet.

Il y a quelques semaines, l’information tombait : la possibilité de voter électroniquement pour les Français de l’étranger à l’élection présidentielle 2017, bien réelle cinq ans plus tôt, était annulée par le gouvernement, sous les recommandations de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations, l’ANSSI, en raison du risque, impossible à exclure, d’« une attaque majeure ».

Considéré comme opaque, vulnérable, dangereusement lié à des architectures propriétaires, ou complexe à mettre en œuvre, le vote électronique est loin d’avoir toujours bonne presse auprès des spécialistes informatiques, rappelle ZDNet. Le magazine en ligne fait pourtant état d’un changement possible à venir : et si les applications envisagées autour de la blockchain, assimilée à « une base de données distribuée, consultable et vérifiée par les utilisateurs du réseau », venait apporter la fiabilité tant recherchée ?

La blockchain, plus précisément celle liée aux «contrats intelligents» du protocole Ethereum, a par exemple été utilisée pour la primaire citoyenne LaPrimaire.org, à partir du module Cocorico, un module préalablement développé par #MaVoix, une plateforme de co-construction de la loi. Comme le détaille Thibauld Favre, co-organisateur de LaPrimaire.org:

« Tout se passe dans le navigateur de l’utilisateur, les clefs restent en local et la transaction est crée et signée sur la machine de l’utilisateur. Le module se contente ensuite de l’inscrire sur la blockchain. »

Ce dernier a néanmoins utilisé une blockchain privée, ne donnant pas accès à l’utilisateur à une copie locale de l’ensemble de la blockchain et ne lui permettant pas, dès lors, de vérifier le bon déroulement du processus. Le modèle, encore jugé perfectible par ses propres créateurs (audit nécessaire du code, renforcement de la sécurité de l’authentification…) représente toutefois une avancée notable, et sera à nouveau utilisé à l’occasion des législatives, pour 577 élections en parallèle.

L’article de ZDNet est à lire par ici.