04 / 05 / 2017
#MIT Technology Review

Comment vendre son surplus d’énergie produite à son voisin grâce à la blockchain

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Depuis 2016, une société new-yorkaise a construit une place de marché communautaire et un système de transactions de pair-à-pair basé sur la blockchain, pour permettre aux possesseurs de panneaux solaires de revendre le surplus d’énergie produite aux membres de leur communauté locale. Petite ou grande révolution ? Le point avec la MIT Technology Review.

La question de la revente du surplus d’énergie produite chez soi, mise à l’agenda dans le sillon de la démocratisation de l’énergie solaire, voit de nouvelles réponses possibles avec l’utilisation des fameux smart contracts de la blockchain, ces transferts automatisés qui garantissent la fiabilité des transactions de pair à pair. Comme l’explique la Technology Review, le concept, développé par la société américaine LO3, repose sur l’idée que l’achat et la vente d’énergie solaire générée localement, au sein de communautés locales, est tout simplement plus efficace que de transmettre de l’énergie sur de longues distances.

Ce retour au local, qui colle avec les objectifs publics de se reposer davantage sur les énergies renouvelables, pourrait permettre de mieux gérer la demande en énergie d’une communauté, voire d’éviter des coupures de courant. Il s’appuie sur une place de marché communautaire, sorte de bourse locale à l’énergie et, donc, sur un système de transactions de pair-à-pair. Baptisé Brooklyn Microgrid, ce dernier met en relation deux types de citoyens : les producteurs et les consommateurs possibles d’énergie verte. Des compteurs connectés mesurent l’énergie produite par les panneaux solaires des toits des producteurs, et les smart contracts du protocole Ethereum, eux aussi décentralisés, permettent de suivre en ligne l’état de la transaction.

Un nouveau mode de partage de l’énergie que le fondateur de LO3 rapproche de l’auto-organisation au plus proche du réseau : un dispositif qui n’aurait pas été possible avec des bases de données classiques, nécessitant la garantie d’un tiers et une certaine verticalité dans les échanges. Les cinquante nœuds physiques reliés par Brooklyn Microgrid ne font pas encore trembler l’industrie de l’énergie, mais des discussions sont en cours avec les régulateurs, et un premier partenariat déjà signé avec un grand industriel…

L’article de la MIT Technology Review est à lire par là.