13 / 03 / 2017
#The Conversation

Des robots de téléprésence pour resocialiser les enfants atteints de maladie chronique

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Un million de jeunes américains ne vont pas à l’école en raison de maladies chroniques. Les robots de téléprésence, qui permettent de voir, d’échanger et de se déplacer, à distance, représenteraient une solution de choix pour les réintégrer. Présentations sur The Conservation.

Pas la panacée, mais une première solution pour un problème jusque-là insoluble, et qui concerne un million d’Américains : c’est ainsi que deux chercheurs de l’université de Californie à Irvine (UC Irvine) qualifient les robots de téléprésence, qui permettent d’inclure de nouveau dans le système éducatif les enfants atteints de maladie chronique (cancer, maladie cardiaque, déficiences du système immunitaire, etc.) et obligés de rester à la maison.

Dans leurs premiers travaux, qu’ils résument sur The Conversation, les deux chercheurs montrent que ces robots aident les jeunes étudiants à vaincre l’isolement et à rester en contact avec leurs camarades dans toutes leurs activités scolaires et même extra-scolaires, leur évitant la dépression dans laquelle ils sont nombreux à tomber. La situation particulière de ces écoliers serait même tout à fait bien acceptée par la plupart de leurs petits camarades, qu’ils peuvent désormais accompagner virtuellement en classe, mais aussi pendant la pause-déjeuner ou après l’école.

Les robots de téléprésence, qui se matérialisent par un dispositif composé d’une caméra, d’un haut-parleur et d’un écran, sont pilotés à distance et permettent à leur utilisateur de voir, d’entendre, de se déplacer et d’interagir en temps réel avec des personnes pourtant physiquement éloignées. Popularisés par la culture pop ou encore par un célèbre ancien administrateur système, ces robots ne sont toutefois pas encore utilisés, sauf exception, dans les écoles américaines.

La faute au coût exorbitant que représente l’instruction à domicile pour les collectivités… et au fait que les élèves présents à l’école par le biais de ces robots ne soient pas juridiquement considérés, justement, comme « vraiment » présents. Si les législations commencent à évoluer, un principal frein demeure : la peur qu’un robot doté d’une caméra puisse surveiller ce qui se passe dans la salle de classe…

L’article de The Conversation est à lire par là.