25 / 07 / 2017
#Drone

Drones : 5 initiatives pour un monde meilleur

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Non, les drones ne servent pas qu’à faire de jolies photos ou amuser ses enfants dans le jardin. Prévoir et gérer les conséquences de catastrophes naturelles ou encore participer à la lutte contre les feux sont autant d’apports que peuvent avoir les drones sur notre société. Tour d’horizon en 5 exemples.

Apporter rapidement de l’aide sur le terrain lors de situations d’urgence

Comment livrer des vaccins ou des défibrillateurs cardiaques lors de situations d’urgence ? Avec des drones ! Plusieurs projets de recherche ont ainsi développé des dispositifs d’interventions.

Le laboratoire de recherche californien Otherlab, par exemple, a imaginé des drones biodégradables conçus en carton et pouvant transporter des vaccins, du sang, des médicaments, dans des régions difficiles d’accès, à l’occasion de catastrophes naturelles. Jusqu’à 200 de ces drones de 90 centimètres d’envergure peuvent être embarqués, assemblés au dernier moment puis largués par vagues depuis un avion-cargo pour atterrir dans un rayon de 80 kilomètres. Ce projet de drones est financé par la DARPA, l’agence américainede recherche technologique à des fins militaires.

Autre initiative : des chercheurs suédois ont publié une étude dans le Journal of the American Medical Association(JAMA) démontrant qu’un drone met seize minutes de moins qu’un véhicule d’urgence pour apporter un défibrillateur cardiaque. Ce temps d’intervention augmente les chances de survie d’une personne victime d’un arrêt cardiaque en dehors d’un hôpital. Des victimes qui n’ont aujourd’hui que 8 à 10% de chances de survie aux Etats-Unis, précise l’étude.

Alerter les populations en cas de tsunamis

A 4.000 mètres de profondeur, au large de l’archipel d’Ogasawara situé à un millier de kilomètres au sud de Tokyo, les capteurs immergés du drone sous-marin Wave Glider sont reliés à la surface à un engin autonome ressemblant à une planche de paddle. Ce système a pour objectif de détecter les séismes imperceptibles depuis la surface.

Cette innovation de Liquid Robotics, une société californienne, filiale du groupe Boeing, fonctionnant grâce à la houle et l’énergie solaire, est capable de se déplacer à la vitesse de six kilomètres par heure. Sa méthode ? Mesurer les changements de pression de la masse d’eau et les champs magnétiques pour transmettre les données récoltées en temps réel par satellite lors de mouvements importants afin de permettre aux populations de se mettre à l’abri en cas d’alerte.

Faire avancer la science en recherchant des pas de dinosaures

Pour repérer au nord-ouest de l’Australie des empreintes de dinosaures datant d’il y a 130 millions d’années, le paléontologue Anthony Romilio et son équipe du laboratoire de paléontologie et biomécanique de l’Université du Queensland ont mis au point une technique mixant photos aériennes avec des drones et un lidar – scanner laser pouvant analyser à distance la lumière réfléchie par l’objet détecté – pour repérer les traces des dinosaures.

Ce dispositif a d’ores et déjà permis d’établir des cartes en 3D, d’indiquer si les dinosaures vivaient en groupe, s’ils étaient rapides ou lents, et ce malgré la zone de couverture étendue sur 100 kilomètres et des empreintes recouvertes par… le temps et les eaux.

Polliniser la flore en complément du travail des abeilles

Depuis 2016, les abeilles sont sur les listes américaines des espèces menacées. De fait, la survie des écosystèmes avec la pollinisation se retrouve menacée. Face à ce fléau, Anna Haldewang, une étudiante en design industriel, a conçu le prototype d’un drone abeille jaune et noir capable de mimer le processus de fertilisation croisée.

Ce dispositif, appelé Plan Bee, possède six canaux capables de recueillir le pollen des fleurs en restant en vol stationnaire au-dessus d’elles. Avec sa coquille en plastique, il recueille le pollen pour le relâcher dans une autre fleur. Alors que le brevet a été déposé, une mise sur le marché est prévue d’ici deux ans. A terme, ce drone abeille pourrait être exploité à grande échelle pour l’agriculture et la culture hydroponique.

Localiser les départs de feux avant qu’ils ne se propagent

Réduire les temps d’intervention pour limiter l’étendue des incendies lors de départs de feux ou localiser les personnes en danger pour les sauver : voici les ambitions des drones mis au point par l’avionneur Lockheed Martin.

Le premier dispositif, « Indago », est un drone équipé d’une caméra infrarouge pour repérer les départs de feux. Il transmet aussitôt les coordonnées de localisation à un hélicoptère autonome s’approvisionnant en eau pour la lâcher sur les flammes. Les pompiers australiens l’utilisent déjà.

L’autre innovation est le « Desert Hawk » : ce drone est capable de situer les gens en danger grâce à des caméras de surveillance et de transmettre les informations à un hélicoptère autonome pour aller les chercher.