07 / 03 / 2017
#Phys

Des drones pour prédire la maturité des germes de soja… et libérer les agriculteurs

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Les drones sont de plus en plus utilisés dans l’agriculture. Exemple avec cette étude qui démontre l’intérêt de faire planer des drones au-dessus des champs de soja pour mieux déterminer, avant la récolte, le degré de maturité des germes. Présentations avec Phys.org.

À l’automne, les éleveurs de soja ont l’habitude d’arpenter environ tous les trois jours leurs champs de plusieurs dizaines d’hectares, et mêlant parfois 10 000 variétés différentes, afin de déterminer la date à laquelle chaque variété arrive à maturation. Une tâche parfois ardue, entre chaleur et boue, qui plus est réalisée dans une période tant chargée que charnière pour leur activité.

Mais les drones pourraient changer le cours des choses, d’après une étude menée par des chercheurs de l’Université d’État de l’Illinois, relayée par le site d’actualités scientifiques Phys.org. Le titre de l’étude, «Développement de méthodes permettant d’améliorer l’estimation de la récolte de germes de soja et la prédiction de la maturité des plantes avec une plateforme de drones», résume bien l’ambition de l’équipe.

Le principe, testé avec un taux de pertinence de 93%, est le suivant : faire survoler les cultures par un drone, qui capte des changements de fréquence de la lumière (donc des changements de couleur) lui indiquant dans le temps les différences de maturation à la fois entre les plants et sur un même plant. Ne restait plus qu’à développer un algorithme pour comparer ces données avec celles, récoltées manuellement dans les cultures, qui caractérisent les cosses de soja déjà arrivées à maturité.

Depuis juillet 2016 et la prise de position de la FAA, l’autorité américaine en charge de la régulation des UAV (pour «Unmanned Aerial Vehicle», c’est-à-dire l’ensemble des véhicules aériens non pilotés), l’agriculture de précision pourrait connaître un nouvel ensemble de solutions optimisant les cultures et permettant, en l’occurrence, de tester industriellement et sur la même culture plusieurs milliers de variétés de soja chaque année. N’en restent pas moins des limitations toutes naturelles : il faut en effet du soleil et peu de vent pour que les drones recueillent des images de qualité suffisante.

En savoir plus avec l’article de Phys.org.