07 / 04 / 2017
#Mashable

Ethereum, la crypto-monnaie (presque) aussi échangée que les bitcoins

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Le protocole Ethereum va-t-il supplanter le bitcoin ? La nouvelle technologie et la plateforme qui la sous-tend auraient le potentiel de supprimer toute interférence d’un tiers dans l’échange monétaire. Ce qui pourrait, par exemple, rendre obsolète un service tel que Uber. Décryptage d’une crypto-monnaie, par Mashable.

Ethereum est une plateforme applicative décentralisée reposant sur la technologie blockchain et sur des contrats intelligents, dans une logique «if… then» permettant une transaction monétaire effective dès qu’une condition préalablement définie est remplie. Rassurons-nous avec Mashable, qui nous dit que ne pas comprendre cette phrase est plutôt normal : Ethereum, la crypto-monnaie dont le volume quotidien de transaction représentait récemment trois quarts de celui du bitcoin, l’autre (et bien plus connue) crypto-monnaie, a ceci de particulier qu’elle est « quelque peu plus geek et bien plus compliquée ». Ouf !

Ethereum est donc à la fois le nom d’une crypto-monnaie et de la plateforme qui la supporte.

Dans ses propres mots, c’est une «plateforme décentralisée supportant des applications qui tournent exactement telles qu’elles sont programmées, sans aucun risque de fraude, censure ni d’interférence d’une tierce partie». En résumé : l’application permet de régler un achat, d’échanger de la monnaie, en un mot de faire tout ce qu’une transaction monétaire permet de faire, en reposant sur la blockchain, architecture qui apporte confiance et sécurité aux transactions.

C’est au cœur de la blockchain Ethereum que l’on trouve les contrats intelligents – à la différence de la blockchain sur laquelle repose le bitcoin, laquelle peut toutefois en implémenter. Concrètement, ce sont ces smart contracts qui permettent de mettre sur pied un projet de crowdfunding qui récolte l’argent des donneurs seulement lorsque l’objectif du projet a été atteint, de payer une transaction uniquement si le PSG n’encaisse pas six buts en un match… et ce sont aussi ces contrats qui permettent – dans une application théoriquement plus explosive – de mettre en relation chauffeurs privés et clients sans besoin d’un intermédiaire.

Encore dans la phase initiale de son projet, Ethereum avait déjà début 2016 quelques applications concrètes, notamment dans la micro-finance ou la prévention de fraude informatique. Comme le résume Benedikt Bunz, doctorant à l’Université de Stanford : « Ethereum rend possible des choses qui ne sont imaginables avec aucune autre technologie aujourd’hui. » Pour Mashable, pas de doute : Ethereum « is the new » bitcoin.

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