08 / 03 / 2017
#Microsoft

Pourquoi les jeunes françaises se désintéressent-elles des sciences et de la technologie ?

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Selon une étude inédite menée par Microsoft, l’intérêt des jeunes filles européennes pour les sciences et la technologie atteint un pic à 11 ans et demi mais commence à décliner à l’âge de 15 ans. Une tendance encore plus lourde en France. Tour d’horizon des principales conclusions de l’étude.

«Des exemples pratiques de ce que j’ai appris en physique m’aideraient à mieux comprendre ce que j’étudie». Le témoignage cette jeune collégienne française de 15 ans ne semble pas isolé : moins de 40% des collégiennes et lycéennes françaises assurent avoir une expérience pratique des «STEM», cet ensemble de compétences comprenant sciences, technologies, sciences de l’ingénieur et mathématiques. Ce résultat, et bien d’autres, font partie d’une étude inédite menée par Microsoft auprès de 11.500 filles de 11 à 18 ans dans 12 pays d’Europe. Son objectif : déterminer les raisons pour lesquelles ces jeunes filles n’étudient pas les STEM après le bac.

L’une des principales conclusions de l’étude est qu’avec un score de 3,51 contre 3,04 pour la moyenne européenne, les jeunes françaises sont les plus intéressées dans ces matières à l’âge de 11 ans… mais, et de manière encore plus marquée qu’ailleurs, cet intérêt décline d’abord modérément (jusqu’à 3,17 à 15 ans) pour atteindre son niveau le plus bas (2,79, en-dessous de la moyenne européenne !) à 18 ans. À 26 puis à 30 ans, cet intérêt atteint pourtant à nouveau des niveaux considérés comme élevés, au-dessus de 3,30.

Comment expliquer ce déclin ? Les raisons semblent multiples : si les parents français sont, après les parents russes, les plus enclins en Europe à encourager leurs filles dans des cursus estudiantins liés aux STEM, ils restent, selon ces mêmes jeunes filles, moins de 50% à le faire. Moins de la moitié des filles interrogées estiment par ailleurs que les professeurs les impliquent dans ces domaines, et un quart d’entre elles trouvent que tout ce qu’on leur dit sur les sciences et la technologie relèvent d’exemples faits pour les garçons.

Au final, seules 30% des jeunes françaises, soit 10 points de moins que la moyenne européenne, envisagent de poursuivre une carrière dans les STEM. Le principal moteur d’action identifié en France ? Les rassurer sur l’intérêt de ces matières pour leurs futures carrières professionnelles.

Les principaux résultats de l’étude sont à retrouver par ici, et l’étude complète peut se télécharger par là.