24 / 03 / 2017
#Quartz

Un guide de survie optimiste dans la « robopocalypse »

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Méthode Coué ou volonté d’adopter un regard moins dépassionné et plus global sur l’automatisation ? Une théorie optimiste de l’évolution de nos sociétés dans un monde automatisé reste, semble-t-il, à écrire. Quartz en dessine une première ébauche.

Comment survivre à un soulèvement des machines : astuces pour vous défendre contre la rébellion qui vient, écrivait en 2005 l’auteur américain Daniel H. Wilson, remettant le couvert du survivalisme dans Robopocalypse, en 2011. S’il existe une pensée prospective radicale et somme toute anxiogène de l’automatisation, autour d’œuvres majeures telles que L’avènement des machines et La fin du travail, son pendant optimiste, que développe Quartz en plusieurs points.

L’homme n’est (toujours) pas obsolète

Les briseurs de métiers à tisser du début XIXème, les opposants à la cybernation de Lyndon Johnson dans les années 1960, et déjà les craintes pour l’emploi de ces sujets d’Élisabeth Ire dès le XVIème devant une curieuse machine automatisant le tricot… Les pages de l’histoire sociale de la lutte contre une technologie responsable d’un chômage massif sont nombreuses, mais, puisque cette réalité n’est finalement jamais advenue, pourquoi cela serait-il différent cette fois ? Aujourd’hui, les études sur les effets de l’automatisation ne parviennent pas à un consensus, et certains arguent que l’automatisation change la nature de nos métiers davantage qu’elle ne l’annihile : un logiciel qui automatise la transcription d’interviews permet surtout à un journaliste… d’écrire plus d’articles.

 

L’automatisation d’un métier peut aboutir à davantage d’emplois

D’après le raisonnement optimiste, une usine qui économise de l’argent via l’automatisation pourra réduire ses prix, ce qui va accroître la demande et aboutir à un besoin de davantage de travailleurs pour la satisfaire. Autre possibilité : générer davantage de profit ou augmenter les salaires, ce qui peut résulter sur plus d’investissement ou de consommation, donc de production et d’emploi.

 

L’automatisation tue des emplois… mais en crée d’autres

Tout comme le tertiaire a supplanté l’emploi agricole, l’automatisation aboutit à la création de nouveaux métiers : un tiers des nouveaux emplois créés aux États-Unis depuis 25 ans n’existait par exemple pas… il y a 25 ans. Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer les pertes d’emploi dues à l’automatisation : des politiques publiques peuvent tout à fait réattribuer les gains de productivité à ceux qui ont subi les moyens d’arriver à ce résultat.

 

L’automatisation… est nécessaire

Dernier argument : alors que les taux de natalité se réduisent et que le facteur productivité n’est pas extensible à merci, l’humanité aura peut-être besoin des robots pour soutenir la croissance économique.

De quoi siffloter paisiblement «Always look on the bright side of»bots ? Rien n’est écrit, tout est question de choix, tranche Quartz.

Le (long) guide optimiste de Quartz est à lire par ici.