05 / 05 / 2017
#The Guardian

Dans la tête des hackers : l’idéalisme, première des motivations

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Où l’on (re)découvre, grâce à une enquête des services britanniques de lutte contre la cybercriminalité rapportée par The Guardian, que les jeunes pirates informatiques hackent davantage par idéalisme, sens du défi technique et soif de reconnaissance dans leurs communautés que par appât du gain.

Les hackers ont-ils une éthique? À cette question probablement trop vaste pour mériter une réponse binaire, le Guardian et l’unité du cybercrime de la National Crime Agency britannique viennent toutefois apporter un élément de réponse de taille : selon une enquête menée auprès d’adolescents de plus de douze ans déjà repérés par les autorités pour des délits liés à l’informatique, la première des motivations, plus que l’appât du gain, serait l’idéalisme et… l’envie d’impressionner ses petits copains.

Loin de voir leurs œuvres comme du vol, de la fraude ou du harcèlement, ces hackers en culotte courte, âgés d’environ 17 ans en moyenne, considèrent ainsi mener un « croisade morale », à moins qu’ils ne se lancent par goût du défi technique et intellectuel ou, troisième des principales motivations, pour prouver leur valeur au sein de leurs communautés. Avec une pointe de naïveté ? Un agent de la NCA estime qu’« ils ne comprennent pas les implications de leurs actes sur les entreprises, les sites gouvernementaux ou les individus» et que leur avenir, possiblement brillant dans des postes très recherchés liés à la cybersécurité, peut s’avérer oblitéré par leur passé criminel.

Si l’on ne s’étonnera pas de voir un hacker du collectif Anonymous vanter la portée politique de ses actes menés dans le paradis perdu que représente pour lui Internet, celui-ci assure qu’il y avait davantage d’opportunités pour un hacking « purement » éthique il y a quelques années, même s’il est courant que les grandes sociétés du numérique rémunèrent aujourd’hui les hackers qui repèrent des failles pour les empêcher d’être… à leur tour piratés.

L’article du Guardian, c’est par là.