10 / 01 / 2017
#Wired

L'humain barre-t-il la route aux véhicules autonomes ?

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Et si le plus grand problème rencontré en matière de développement des véhicules autonomes, c'était l'humain ? C'est en tout cas le postulat d'Erik Coelingh, chef de la sécurité chez Volvo. Wired s'est fait l'écho de ce point de vue.

C’est en jouant sur sa tablette, derrière le volant de sa voiture autonome, qu’Erik Coelingh, directeur de la sécurité chez Volvo, s’est rendu à l’évidence : alors qu’il allait atteindre un record à son jeu favori, une alerte du véhicule le somme de prendre le volant. Ce qu’il a trouvé fort inopportun. Le problème, c’est qu’il n’avait aucune conscience de ce qui se jouait devant lui, sur la route, et surtout aucune idée de comment gérer la situation.

Ce qui confirme une théorie testée par la marque allemande : l’humain est un très mauvais soutien. Facilement distrait, lent à répondre et faisant trop souvent preuve d’inattention, l’humain pose d’insurmontables défis en matière d’ingénierie, de design ou de sécurité. C’est pourquoi un nombre grandissant de constructeurs automobiles se dirigent vers un modèle d’autonomie l’incluant le moins possible.

L’autonomie d’un véhicule est en effet divisée en niveaux, de 0 à 6, selon la part d’implication laissée au conducteur. Et si les régulateurs plaident pour le développement de véhicules autonomes de niveau 3 – où une partie de la conduite est déléguée mais qui exige de reprendre le contrôle si les conditions l’exigent – la plupart des constructeurs privilégient le niveau 5, c’est-à-dire une conduire autonome totale et permanente.

Car le niveau 3, qui semble être, comme le relève Wired, l’évolution naturelle de la technologie développée à travers l’Autopilot de Tesla, est en réalité très difficile à mettre en place car il nécessite une technologie suffisamment robuste pour pouvoir prendre le relais dans les cinq à dix secondes dont tout humain a besoin pour comprendre la situation face à laquelle lui et la voiture sont confrontés, et trouver une solution pour y remédier.

De plus, l’autonomie complète offre un panel d’opportunités que le niveau 3 ne peut atteindre, comme la mobilité pour les personnes qui ne peuvent pas conduire ou les livraisons automatisées. Et dans un secteur très concurrentiel, qui évolue de surcroît très rapidement, pourquoi s’embêter à dépenser de l’énergie et de l’argent à essayer d’inclure l’humain dans ce type de technologies qui au final, se passeraient bien de lui…

Plus d’informations par ici.