02 / 05 / 2017
#New York Times

L’impression 3D brise un nouveau plafond de verre

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Grâce à la meilleure preuve expérimentale jamais apportée dans le prototypage et la fabrique, à partir d’un modèle numérique, d’objets en verre, l’impression 3D franchirait-elle un nouveau cap ? Les détails, avec le New York Times, de ce travail de recherche mené en Allemagne.

Les Romains soufflaient du verre, les Égyptiens pratiquaient l’art de la faïence, les Mésopotamiens, dès -2500, oxydaient du dioxyde de silicium pour faire des objets entièrement en verre. À chaque époque ses découvreurs, et alors que depuis le milieu du XXe siècle, nous préférons mélanger du sable, l’impression 3D pourrait se détourner des seuls plastiques, céramiques et métaux et enfin faire entrer la fabrique du verre dans une nouvelle ère.

L’étude publiée récemment dans Nature par des chercheurs de l’Institut de technologie de Karlsruhe, en Allemagne, et rapportée par le New York Times, paraît sans équivoque : un liquide très concentré en nanoparticules de verre pourrait être modelé en des structures complexes avec une imprimante 3D, avant de devenir solide après une phase d’exposition aux rayons UV.

Les applications ? Elles sont multiples, cette méthode produisant à la fois un verre de qualité, et suffisamment souple pour être travaillé de diverses façon, tout en étant bon marché : de petits instruments de chimie à des façades de gratte-ciels, en passant des lentilles ou même des miroirs.

La solution allemande n’est pas la seule existante, mais elle est la première à pouvoir fabriquer des objets transparents et souples, grâce à une méthode de superposition de tranches (la stéréolithographie), loin des pistolets à colle américains ou israéliens : seules les parties du plastique exposées aux UV sont en fait solidifiées, ce qui promet une plus vaste possibilité de designer sa propre structure de verre. De quoi imprimer un verre cassé à la maison ? «Peut-être», dit le chercheur allemand…

Lire par ici l’article du New York Times.