15 / 05 / 2017
#The Guardian

Intelligence artificielle : les Britanniques divisés entre craintes et espérances

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« Tout dépend de ce qu’on compte en faire exactement. » Selon une vaste étude menée outre-Manche, la société britannique attend avec une certaine perplexité les applications liées à l’intelligence artificielle. Une attitude plutôt raisonnée, que nous détaille The Guardian.

« Excepté les craintes d’un chômage de masse, d’accidents avec les robots, de restrictions de nos libertés, d’inégalités économiques accrues et d’une expérience humaine dévalorisée, le public est généralement optimiste à propos de l’intelligence artificielle ». C’est par cette ambivalente synthèse que The Guardian débute son analyse d’une vaste étude commandée par la Royal Society, l’équivalent de l’Académie des sciences française, sur la perception des Britanniques face à la généralisation d’une technologie par bien des aspects protéiforme.

Concrètement, les Britanniques sont très partagés : un gros tiers (36%) estiment que les risques et bénéfices inhérents au machine learning s’équilibrent, tandis que deux autres petits tiers considèrent que les risques dépassent les bénéfices, ou inversement (29% pour chaque option).

De fait, ces attentes mitigées se précisent lorsqu’on détaille les objectifs avoués et les applications concrètes de ces technologies : 22% des Britanniques estiment que les robots militaires programmés avec de l’intelligence artificielle en valent la peine, tandis que 24% estiment que la publicité en ligne basée sur l’IA est quelque chose de positif et ils sont encore moins (18%) à voir arriver d’un bon œil les décisions automatisées dans le secteur de la finance.

À l’inverse, certaines applications sont plébiscitées et craintes par moins d’un huitième de la population : il s’agit notamment de la reconnaissance faciale des criminels via l’iconique CCTV (positive pour 61% des Britanniques). Surprise, enfin : l’une des applications provoquant le plus de rejet est la voiture autonome, dans laquelle 45% des Britanniques voient plus de risques que de bénéfices. L’un des interrogés estime en particulier que la «période de transition pour y arriver serait vraiment dangereuse».

L’article du Guardian peut se retrouver par ici.