20 / 02 / 2017
#Wired

L’intelligence artificielle rendra-t-elle la prise de parole politique plus transparente ?

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Pour lutter contre l’opacité régnant entre gouvernants et gouvernés, une plateforme d’intelligence artificielle lancée aux États-Unis se propose de capter et classer la parole politique, avant de l’analyser au prisme de la vérité. Rendez-vous en démocratie inconnue avec Wired.

Des bots qui retranscrivent et archivent toutes les déclarations officielles des hommes politiques au moment de fabriquer la loi, des logiciels de reconnaissance faciale qui permettent d’identifier qui, dans une assemblée parle, des heures de vidéo disponibles pour tous : et si c’était le visage de la démocratie de demain ? C’est en tout cas ce que propose Digital Democracy, organisation à but non lucrative lancée en Californie en 2015 par… un ancien sénateur (républicain), accompagné de l’ancien maire de San Francisco (démocrate) et d’étudiants de Cal Poly, l’Université d’État polytechnique de Californie.

Comme Wired le raconte, l’idée est d’allier la machine à l’homme : Digital Democracy a encore besoin de ce dernier pour vérifier la pertinence des propos rapportés, ou pour ajouter toute information contextualisée susceptible d’occasionner davantage de transparence entre représentants élus et citoyens – un des trois grands principes de la démocratie ouverte et des mouvements « open » en règle générale.

La plateforme, qui se destine plutôt aux journalistes suffisamment patients pour passer au crible de longues retranscriptions qu’au grand public en manque de capital attentionnel, refuse pour l’heure de faire de la curation ou du commentaire autour de cet impressionnant amas de données : à l’heure des fake news, le choix est fait de fournir de l’information brute, à la source. Mais une autre voie est déjà testée par les étudiants de Cal Poly pour nous sortir de l’ère de la post-vérité : une intelligence artificielle qui fact-checke automatiquement les énoncés politiques. Plus près, toujours, de la vérité ?

L’article de Wired est à lire par ici.