16 / 05 / 2017
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Intelligence artificielle : la course à la puce

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S’appuyant de plus en plus sur les réseaux neuronaux et l’apprentissage profond, les grandes sociétés du numérique se sont lancées dans une course à la construction ou à l’acquisition de nouveaux micro-processeurs adaptés nativement à l’intelligence artificielle. Un gigantesque marché aux puces et une petite révolution, comme l’explique Wired.

La « microchip » est peut-être le plus célèbre des MacGuffin, ces objets-prétextes à la fois cruciaux et secondaires dans le scénario, théorisés par Hitchcock et dont fourmille les plus grandes œuvres du cinéma d’aventure moderne : colliers, attaché-cases, arches perdues, sommes d’argent ou, donc, puces contenant des informations critiques.

Mais dans la vraie vie, la puce, relate Wired, est peut-être devenue « le » composant le plus décisif dans la course à l’intelligence artificielle dans laquelle sont lancées les grandes entreprises du Web. La raison est simple : les réseaux neuronaux de l’IA « tournent » sur des processeurs, les CPU, qui ont été désignés pour de toutes autres applications, et cette inefficacité, dans un champ toujours plus crucial pour l’activité de ces sociétés, commence à peser.

Ces réseaux, en effet, pourraient opérer plus rapidement et en consommant moins d’énergie dans les data centers (donc moins d’argent) et générant moins de chaleur, sur des puces spécialement dédiées à cette activité. Étant donné la gigantesque puissance de calcul mathématique requis par les systèmes IA, ce n’est pas le plus mince des challenges, d’autant que téléphones et casques de réalité virtuelle pourraient aussi nécessiter des puces embarquées compatibles avec l’IA.

La puce nativement spécialisée pour l’intelligence artificielle n’existe pas encore, et cette course, dont les grands de l’Internet sont les premiers spectateurs (voire acteurs ?) est menée tant par les fabricants de hardware traditionnels que par de nouveaux entrants. Il ne s’agit d’ailleurs pas de simplement exécuter les réseaux neuronaux : ceux-ci doivent être entraînés, entraînés et entraînés encore avec des jeux de données, une étape déterminante.

Depuis plus de cinq ans, ce étape se déroule sur les GPU, les processeurs graphiques qui se sont avérés à l’époque la meilleure option possible, et si un écosystème s’est construit autour des GPU, des puces d’un nouveau type, à moyen terme, sont aussi attendues. La course à la « microchip » n’a rien d’un prétexte.

L’article signé Wired est à lire ici.