07 / 07 / 2017
#The Guardian

Quand l’Internet des objets peut envoyer des suspects derrière les barreaux

  • Linkedin
Au-delà des empreintes digitales et des tests ADN, les Fitbits, les pacemakers, les voitures, sonnettes, montres, chaussures et frigos connectés sont, de plus en plus, d’une importance capitale dans les enquêtes policières. En revenant sur trois affaires, The Guardian explique comment l’Internet des objets peut mener... jusqu’en prison.

Dans deux affaires de meurtre différentes, un Fitbit et un Amazon Echo ont permis aux enquêteurs d’arrêter pour meurtre deux Américains. Dans le cas d’un incendie volontaire d’arnaque à l’assurance, l’alibi de la prétendue victime a été balayé par les données de son pacemaker. Tous trois plaident leur innocence, mais les données relevées de l’Internet des objets les entourant au moment des faits les accablent, informe The Guardian.

Alors que le marché de l’IoT est en pleine explosion, la liste des objets connectés pouvant être utilisés comme preuves dans des enquêtes criminelles s’allonge, chacun pouvant enregistrer et conserver toutes sortes de données à tout moment.

Interrogé sur la question, Andy Kleinick, chef de la section cybercriminelle du Los Angeles Police Department, stipule que les meurtres sont plus difficiles à commettre. Du simple fait de taper «poison» ou «se débarrasser d’un corps» dans un moteur de recherche, au GPS d’un véhicule qui enregistre, tel un témoin silencieux, tous les itinéraires dans leurs moindres détails, les meurtriers laissent derrière eux une trace digitale très marquée.

En outre, la demande de formation étant très élevée dans ce domaine, les personnes comme Andy Kleinick seront bientôt appelées à quitter leur travail pour enseigner à temps plein les techniques d’investigation propre au digital et à l’internet des objets.

L’époque de Columbo où persévérance et ruse suffisaient à coincer un meurtrier est révolue : aujourd’hui, des tonnes de données permettent d’agencer les pièces du puzzle plus rapidement… et d’épingler le bon coupable.

Plus d’informations par ici.