14 / 06 / 2017
#IEEE Spectrum

La libellule-cyborg qu’on voulait faire devenir drone

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Transformer la libellule en un drone télécommandé : c’est ce qu’un projet de recherche américain, qui a fait voler la première génération de sa libellule augmentée, est en passe de faire. L’idée ? Guider à distance la pollinisation faite par cette « DragonflEye », comme l’explique IEEE Spectrum.

Des drones-abeilles, des robots-poissons… et désormais des libellules-cyborgs ? L’innovation inspirée par la nature, ou biomimétisme, n’en est pas à son coup d’essai, mais les insectes-cyborgs, blattoptères ou paléoptères qu’on équipe de micro-technologies portables, constituent peut-être un nouveau genre dans le bestiaire technologique que ni Ésope ni La Fontaine n’ont su imaginer.

Le sac-à-dos « tech » charrié par la libellule développée sur le campus de recherche en neurosciences Janelia, interagit directement avec le système nerveux de ladite libellule pour le contrôler, décrit le magazine IEEE Spectrum. De petits panneaux solaires se chargent de fournir l’énergie suffisante au mécanisme. Et nous sommes loin de la fable : le premier envol d’une de ces curieux organismes dont le genre a été baptisé DragonflEye, visible ici en vidéo, a bien eu lieu.

En réalité, DragonflEye diffère des autres insectes cyborg existants, en ce qu’elle ne cherche pas vraiment à mimer les capteurs sensoriels de l’insecte pour contrôler ses muscles, mais plutôt à commander l’animal directement dans son système nerveux génétiquement modifié, et par le biais d’électrodes optiques : on parle en fait de stimulation optogénétique.

Objectif de ces recherches cybernétiques ? Transformer la libellule un en drone télécommandable, qui pourrait permettre en particulier d’inclure sur l’insecte des capteurs environnementaux et de guider ses comportements, comme celui, clé, de pollinisateur.

L’article d’IEEE Spectrum peut se lire par là.