08 / 02 / 2017
#Harvard Business Review

La technologie va-t-elle enfin mater les inégalités professionnelles entre femmes et hommes ?

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De plus en plus d’outils concourent à rendre plus transparente la politique de genre des entreprises, ce qui pourrait créer un cercle vertueux tuant, progressivement, le « gender gap ». Le point de vue de la Harvard Business Review.

Au-delà des discours récurrents sur la place des femmes dans le milieu de la tech, il semble que la technologie puisse finalement réellement parvenir à combler les inégalités de traitement entre hommes et femmes dans le monde professionnel, le fameux gender gap. C’est l’avis de Sallie Krawcheck, dirigeante d’une plateforme d’investissement dédiée aux femmes, dans une chronique pour la Harvard Business Review.

La transparence changerait en effet, petit à petit, la donne. Les informations sur les pratiques des entreprises en matière de genre sont de plus en plus facilement disponibles. Grâce à des applications ou sites dédiés (GetRaised, Payscale, ZipRecruiter, Comparably, etc.), c’est le cas en particulier des informations salariales : leur accès permet de quantifier les écarts de rémunération entre hommes et femmes, première étape nécessaire à leur mise à l’agenda, même à marche forcée, dans la stratégie de l’entreprise. La gender friendliness des entreprises, soit leur prédisposition à mener des politiques de genre au-delà des seuls discours d’intention pro-diversité, est de plus évaluée par des start-up ou des classements, comme le Buy Up Index.

Avec le faible coût d’entrée de l’entrepreneuriat, qui plus est accompagné par des groupes d’investissement qui leur sont dédiés, la mobilité professionnelle des femmes, de surcroît, n’a jamais été aussi facile : puisqu’on peut le faire, autant quitter un job dans lequel personne ne se préoccupe des questions de genres.

De quoi créer un cercle vertueux : les entreprises qui paient et responsabilisent mieux les femmes accroîtront la performance de leur activité et seront également plus attractives pour leurs consommateurs, y compris sur des marchés s’adressant à un public a priori plutôt féminin. C’est en fait le cas de l’ensemble de l’économie, note astucieusement Sallie Krawcheck : les femmes gèrent 80% des dépenses de consommation américaines, et contrôlent à elles seules cinq mille milliards d’actifs de placements. De quoi considérer comme inéluctable l’apparition dudit cercle vertueux…

La tribune de la Harvard Business Review, c’est à retrouver ici.