07 / 06 / 2017
#MIT Technology Review

L’ADN, l’avenir du stockage de données ?

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La biologie au secours de l’une des plus grandes problématiques informatiques de notre temps ? Microsoft s’est fixé comme objectif de disposer, d’ici la fin de la décennie, d’un mécanisme de stockage de données opérationnel basé sur l’ADN. La Technology Review du MIT en explique les enjeux.

Avoir dans l’un de ses data centers un système de stockage de données basé sur l’ADN d’ici 2020, c’est l’objectif qu’a récemment formalisé Microsoft. De la taille d’une imprimante des années 1970, le dispositif pourrait même remplacer le format historique de stockage de ses données, le lecteur de bande. Au-delà du seul Microsoft, explique la MIT Technology Review, l’intérêt pour la sauvegarde de données dans une macromolécule biologique la concerne en fait la majorité des grandes entreprises du numérique, tant les limites physiques des méthodes traditionnelles de compression des données semblent atteintes.

En termes de compression, l’ADN présente, il est vrai, des garanties : sa densité lui permet de contenir un quintillon (soit 1 000 000 000 000 000 000) de bits. Plus concrètement peut-être, cela signifie que tous les films jamais tournés pourraient tenir dans un morceau d’ADN plus petit qu’un carré de sucre. Et Microsoft Research a déjà prouvé, en juillet 2016, que l’entreprise de Redmond pouvait stocker 200 Mb de données, dont des clips musicaux, dans un minuscule brin d’ADN.

Mais au-delà de cette preuve technique, les obstacles demeurent : convertir les bits au sein du code ADN est une tâche laborieuse mais surtout coûteuse. Un coût qui, selon Microsoft, pourrait baisser si la technologie était adoptée massivement et si le processus de conversion des bits était automatisé. D’autres méthodes de production d’ADN, plus similaires à celle que notre propre corps utilise, sont également à l’essai. Dans tous les cas, contrairement aux pellicules en cellulose qui ont causé la perte de nombreux films, les brins d’ADN présentent un autre avantage : leur pérennité.

L’article de la MIT Technology Review, c’est par ici.