02 / 03 / 2017
#Venture Beat

Les emplois automatisés ne sont pas ceux que l’on voudrait

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Les robots dessinent un portrait finalement assez inattendu du marché de l’emploi de demain. De manière surprenante, certaines tâches, dans le domaine de l’art ou de la science, semblent vouées à l’automatisation. De manière tout aussi surprenante, d’autres, dans le nettoyage industriel ou l’industrie textile, le sont beaucoup moins. Bilan et analyse avec VentureBeat.

Les premiers robots commercialisés dans le domaine du nettoyage industriel datent de 2002, mais aucun n’a aujourd’hui supplanté l’homme dans ce métier, excepté pour des situations dangereuses, comme dans les centrales nucléaires, où certains ont déjà perdu plus d’un boulon. L’industrie textile, historiquement sujette à la mécanisation, n’a pas franchi le cap d’une complète automatisation, la faute à un travail qui demande, dans ses finitions, une dextérité toute humaine. L’agriculture, qui a pourtant accueilli dans ses champs, en particulier pour la récolte, nombre de robots, ne connaît pas elle non plus, et contre toute attente, une automatisation déterminante.

C’est que la robotique reste de peu d’utilité lorsqu’il s’agit d’automatiser des tâches requérant des prises de décision complexes ou même des manipulations délicates, qu’elle peut, au mieux, seulement contribuer à assister. C’est en tout cas ce que conclut VentureBeat, qui en parallèle cite de nombreux exemples de tâches qui, à l’inverse, ont elles été étonnamment automatisées.

La robotique est en effet très avancée sur le chemin de l’automatisation de tâches répétitives quelque peu grossières, mais aussi d’activités requérant le traitement de masses de données ou d’informations, ce qui lui ouvre un champ des possibles inattendu : les artistes sont concurrencés par les réseaux neuronaux sachant concevoir des logos ou composer de la musique, les laborantins par des pipettes automatisées, les juristes et avocats par des IA, les policiers par des robots « multiplicateurs de force »…

Reste que le profond mouvement de l’automatisation à l’œuvre achoppe sur certaines tâches qui semblent devoir demeurer la chasse gardée à l’homme : avec ou sans Skynet, la domination totale du monde par les robots, vieux cauchemar de science-fiction, n’est pas encore dans notre champ de vision…

En attendant, l’article VentureBeat peut se lire par ici.