27 / 01 / 2017
#Vox

Le machine learning au secours des neurosciences ?

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Si l’humain s’avère incapable de déchiffrer seul son propre cerveau, les neuroscientifiques, aidés par le machine learning, sont en train de transformer leur science en une science de la donnée. Les explications de Vox.

Les chercheurs sont-ils en train de construire des machines qui lisent dans nos pensées ? Si depuis les années 1990, on présente parfois les méthodes de neuro-imagerie étudiant notre activité cérébrale et mentale, loin de cette comparaison qui a plus à voir avec la science-fiction, les neurosciences sont peut-être en train de vivre leur révolution copernicienne, explique Vox.

Puisque l’homme ne réussit pas à décrypter seul son propre cerveau, plusieurs équipes de chercheurs se tournent non plus seulement vers la neuro-imagerie, mais aussi vers le machine learning. Ce champ d’étude de l’intelligence artificielle, qui vise à systématiser l’apprentissage de la machine et à dépasser l’algorithmique plus basique, se concrétise en l’occurrence par la construction de machines pour mieux déchiffrer notre cerveau. La neuroscience deviendrait, si elle suivait ce giron, une « big data science ».

La neuro-imagerie détectait des zones d’activité cérébrale, mais il faut aussi réussir à interpréter les patterns, ces modèles de circulation de l’information neuronale, qu’elle avait jusque-là tendance à trop simplifier. L’un des premiers résultats obtenus par la neuroscience assistée par intelligence artificielle, dans le champ de la compréhension du langage est un véritable atlas cérébral de là où les mots, individuellement, « résident », quand jusque-là on détectait seulement deux zones spécifiques de l’hémisphère gauche, activées lorsque l’on se concentre en écoutant un podcast, par exemple.

Couplée à la neuro-imagerie, c’est-à-dire la mesure plus ou moins directe de l’activité électrique, l’exploitation des données permise par l’apprentissage automatique pourrait révolutionner drastiquement la discipline. Le conditionnel reste de mise : nous n’avons pas encore suffisamment de données à traiter. Les perspectives – prédire les crises d’épilepsie, contribuer au diagnostic et au traitement de désordres mentaux – sont toutefois spectaculaires.

L’enquête de Vox, c’est à retrouver ici.