19 / 06 / 2017
#New York Times

La mobilité autonome passe aussi par les transports en commun

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A priori moins « sexy » que les voitures autonomes, les nombreux projets de transports publics autonomes particulièrement développés en Europe représentent un challenge technologique et financier pourtant plus facile à relever, explique le New York Times.

L’avenir de la mobilité urbaine repose-t-il plus sur l’utile que le glamour ? Le New York Times se fend en tout cas d’un article opposant d’une part le luxe des voitures autonomes, séduisantes pour les gazettes technophiles et les citadins qui ont en les moyens, et d’autre part la nouvelle vague de transports en commun autonomes qui expérimentent de nouveaux modes de mobilité collective avant tout conçus pour leur utilité.

Citant l’Europe comme une « parfaite pépinière » pour ce type de projets – il dénombre plus de vingt projets en la matière, existants ou pilotes –, le Times voit dans ce fourmillement la recherche d’une réponse à des réseaux urbains denses, et dans lesquels les systèmes de transports quelque peu surannés peinent à répondre aux besoins des usagers.

De surcroît, les navettes, bus, tramways, métros autonomes et autres futurs « robots-taxis » ne représentent pas, pour la planification urbaine, un challenge si complexe que celui porté par les voitures autonomes pensées pour le transport personnel, explique le Times : ces nouvelles flottes sans chauffeurs servent surtout à accompagner un réseau de transport existant, et se cantonnent souvent à opérer sur le «dernier kilomètre», afin de répondre à des besoins jusque-là oubliés.

Le fait d’évoluer sur des petites distances et de placer la vocation fonctionnelle au sommet des priorités de la conception-produit est un argument de poids pour les porteurs de projet et les villes, qui voient dans les solutions autonomes un bon moyen d’apporter une réponse publique à un problème tout en évitant d’investir des millions, voire des milliards, dans de plus ambitieux projets de rénovation de leur système de transport urbain.

De nombreux programmes de mobilité intelligente, comme ce bus s’arrêtant à des arrêts prédéterminés à Berlin, cette navette suivant un circuit de trois miles à Londres ou encore ce petit bus électrique à Helsinki, sont donc lancés… sans oublier, parfois, le glamour tech, comme ce prototype du MIT, le « roboat », petit bateau autonome faisant glisser sa coque orange fluo et aérodynamique sur les eaux calmes des canaux amstellodamois.

L’article, en version originale, sur le site du New York Times.