05 / 04 / 2017
#Mashable

Partir sur les traces des dinosaures... grâce à des drones

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Plutôt que de tracer à la main, sur des feuilles, le contour des empreintes de dinosaures qu’ils souhaitent analyser, des chercheurs australiens ont adopté une nouvelle méthode, à base de drones et de télédétection par laser. Une chasse aux dinosaures menée avec Mashable.

Anthony Romilio, qui travaille au département de paléontologie de l’Université australienne du Queensland, semble déjà regretter les couleurs du littoral qu’il avait jusqu’ici l’habitude d’arpenter pour photographier et tracer le contour d’empreintes de dinosaures étant passé par là 130 millions d’années plus tôt. Ce travail, méticuleux et laborieux, surtout lorsqu’un seul site peut s’étendre sur 100 kilomètres de côtes, se trouve en effet transformé en profondeur par l’usage de drones, comme l’évoque Mashable, avec de nouvelles méthodes invitant Anthony Romilio à davantage de travail en laboratoire.

Les chercheurs de l’Université du Queensland peuvent de fait télédétecter les traces de dinosaures grâces aux lidars, scanners lasers pouvant analyser à distance la lumière réfléchie par l’objet que l’on souhaite analyser. Aidés de drones, mais aussi d’avions légers embarquant du matériel photographique aérien à haute résolution, ils capturent ainsi des données les rendant capables de modéliser en 3D et cartographier un paysage à distance et plus fidèlement qu’avec les méthodes traditionnelles, ce qu’ils ont déjà fait sur 70 sites différents.

Outre les cartes 3D, le détail des empreintes est lui aussi plus fidèle, ce qui permet de déterminer avec exactitude l’espèce du dinosaure en question, mais également de mettre en évidence la manière qu’il avait de se déplacer, sa taille, sa vitesse, le fait qu’il voyage en troupeau ou non, voire de se rendre compte… qu’il ne s’agissait pas d’une trace de dinosaure du tout. Alors que l’océan érode continuellement ses sites, ces traces sont souvent difficiles d’accès, car sous l’eau, et tendent à s’effacer : leur enregistrement en 3D fait également office de conservation numérique.

L’article de Mashable est à retrouver par ici.