02 / 02 / 2017
#New York Times

L’insoutenable immortalité de l’être sur Internet : comment bien préparer sa mort numérique

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Désigner un exécuteur testamentaire de sa vie numérique, programmer l’inactivation de ses comptes ou la suppression définitive de ses données stockées en ligne : si le concept de mort numérique reste nouveau, les possibilités de bien la préparer existent. Veille mortuaire avec le New York Times.

Nos vies numériques, ces innombrables «nouvelles versions de nous-mêmes», nous survivront, rappelle de manière salutaire, quoique potentiellement désagréable à l’esprit, le New York Times. À notre mort, selon le journal, deux questions se posent principalement sur la continuation de nos vies numériques : que vont devenir nos comptes personnels ? Et que va-t-il advenir de nos données stockées en ligne ?

La planification de sa mort numérique est un concept relativement récent, en témoigne en France une jurisprudence encore évolutive. Le sujet est adressé par certaines plateformes en ligne de manière plus ou moins sophistiquée : LinkedIn, Snapchat ou Tumblr laissent ainsi possible la suppression du compte à la requête d’un proche, parfois sous condition, comme chez Twitter, de pouvoir fournir un certificat de décès.

Dans d’autres cas, il est possible de désigner dès aujourd’hui une sorte d’exécuteur testamentaire. Facebook permet par exemple à ce legacy contact, ou contact légataire, d’écrire un post qui restera épinglé sur le profil de la personne décédée, de changer sa photo de profil voire de répondre aux demandes de contact. Les messages privés, contrairement à ce que proposent certains services de messagerie, restent hors de son accès.

La suppression de l’ensemble de l’archive de ses données est possible sur certaines plateformes, de même que prévoir l’inactivation de son compte, en définissant par exemple une période d’inactivité spécifique à la fin de laquelle le compte se désactive automatiquement.

Les données sauvegardées sur des services de cloud ou de back-up représentent une ultime difficulté pour qui veut planifier sa mort numérique : si certains services ont prévu un protocole, les impératifs de privacy rendent paradoxalement difficiles la protection de sa vie privée post-mortem. Certains services n’ont tout simplement pas accès à certaines données cryptées : mieux vaut en ce cas avoir donné les clés de son jardin secret à un proche de confiance.

L’article du New York Times, c’est par .