29 / 06 / 2017
#The Conversation

Des protéines antivirales artificielles pour lutter contre les pandémies

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Partisan du « mieux vaut prévenir que guérir », Bill Gates souhaite développer tout un arsenal de vaccins, médicaments, protéines et diagnostics artificiels en utilisant des ordinateurs. Explications avec The Conversation.

Depuis longtemps, les chercheurs veulent mettre au point un vaccin universel contre la grippe, ne nécessitant pas d’être ré-administré chaque année. L’efficacité partielle du vaccin actuel, combinée à une production lente et une disponibilité globale limitée rendent inévitable le besoin de nouvelles méthodes, développées grâce à l’informatique.

Créer des protéines antivirales artificielles en s’aidant d’ordinateurs permet de développer rapidement et à grande échelle antidotes et vaccins efficaces pour lutter contre les pandémies susceptibles de survenir, explique The Conversation. Contrairement aux vaccins, ce type de médicament artificiel peut lutter contre une infection déjà présente dans le corps et son pouvoir de guérison ne dépendrait pas du fait d’avoir ou non un système immunitaire fort.

Et ces protéines fonctionnent : en 2016, une protéine antivirale artificielle s’est montrée plus efficace que l’oseltamivir pour éviter la mort à des souris grippées. Une dose de protéine artificielle injectée par voie nasale a été plus efficace que dix doses de Tamiflu, un médicament pourtant considéré comme essentiel par l’OMS. En plus de cela, les protéines artificielles étaient capables de protéger les souris contre différentes souches de grippe.

Les protéines antivirales artificielles fonctionnent de la même façon que celles naturelles générées par le système immunitaire : en ayant des surfaces chimiquement complémentaires à leur cible, elles peuvent s’accrocher et bloquer un virus spécifique. Créer une protéine antivirale sur ordinateur, l’assembler en laboratoire, puis se l’administrer, reviendrait à numériser une partie du système immunitaire.

Les travaux menés par l’Institute for Protein Design à l’université de Washington (financés par la fondation Bill et Melinda Gates) sont encore en attente d’une validation de la Food and Drug Administration.

L’article en entier sur The Conversation.