17 / 03 / 2017
#FastCoExist

La restauration et la conservation de l’environnement peuvent-elles être gérées par la technologie ?

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La gestion des problématiques écologiques liées à certains sites environnementaux est une tâche complexe, que des technologies semi-autonomes voire autonomes sont de plus en plus nombreuses à accompagner. Danger ou opportunité ? Le point, tout en nuances, avec FastCoExist.

Un système géré par deep learning pourrait-il être capable de maintenir l’autonomie des processus écologiques à l’œuvre sur certains sites environnementaux, sans aucune intervention humaine directe ? C’est à ce type de problématiques, qui croise des questionnements traditionnels sur l’impact de l’homme sur son environnement et d’autres, plus neufs, sur les niveaux de management humains nécessaires pour en réduire les effets, que se sont intéressés plusieurs chercheurs, notamment de Harvard.

L’un des principaux moteurs de leurs travaux, rapporte CoExist, est simplement l’observation de nombreux projets écologiques liées aux technologies semi-autonomes ou autonomes, qu’ils soient en développement ou déjà lancés. Ces technologies semblent être en passe de dresser une nouvelle figure, quasi-christique : celle du «créateur de la vie sauvage», capable de créer ou de gérer l’équilibre des écosystèmes naturels sans aucune intervention humaine.

De fait, les robots-démiurges et autres drones demi-dieux ont fait leur apparition, dessinant une curieux bestiaire techno-mythologique : robot sous-marin chassant les étoiles de mer qui dévastent la Grande barrière de corail, logiciels permettant de connaître le meilleur endroit où intervenir pour restaurer un écosystème, drones qui replantent des arbres plus vite que les humains ne pourraient le faire…

Mais aussi ces clôtures virtuelles le long des routes australiennes pour signaler aux animaux sauvages l’arrivée d’une voiture, ces essaims de robots sous-marins pouvant nettoyer les marées noires, ces satellites qui surveillent la pêche ou la déforestation illégales, ces drones, encore, qui détectent les départs de feu, collectent des données biologiques liées à la population animale d’un site ou à sa pollution, ou qui, encore, attrapent les braconniers.

Mais alors, allons-nous, éthiquement parlant, dans la bonne direction ? Ces technologies ne doivent pas «contrôler les systèmes ; il s’agit plutôt, d’une certaine façon, de mettre en chorégraphie ces systèmes», répond l’un des chercheurs interrogés.

L’article de CoExist se lit ici.