21 / 04 / 2017
#MIT Technology Review

Un robot la tête dans le cloud pour (enfin) reconnaître les objets qu’il manipule

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Des chercheurs nord-américains ont pensé à connecter les robots industriels entre eux et à développer une plateforme qui leur permettent d'apprendre des erreurs des autres. La MIT Technology Review nous présente ces robots, enfin capables de reconnaître les objets qu'ils manipulent.

On sait que les humains préfèrent les robots qui réagissent « humainement » : un robot qui se trompe ou, mieux, qui s’ennuie, c’est somme toute rassurant. Et de fait, pense-t-on à l’ennui des bras manipulateurs qui travaillent à la chaîne dans les entrepôts et plateformes logistiques, ramassant, sans en avoir conscience, bouteilles de shampooing, tubes de mousses à raser, canettes métalliques ?

Dans le Massachusetts, non loin du siège de la MIT Technology Review, qui relate l’expérimentation, une équipe a mis sur pied un dispositif testant la capacité des robots à choisir différents types d’objets (qu’ils connaissent ou avec lesquels ils interagissent pour la première fois) amassés dans une même corbeille. La fin de l’ennui pour les robots ? Oui, mais surtout des applications possibles pour les industries pharmaceutiques, électroniques, textiles et alimentaires.

En tout cas, outre les avancées possibles en termes de robotique logicielle, de vision par ordinateur et de télé-opération, l’originalité de l’expérience réside dans l’apprentissage collaboratif des robots, qui sont reliés entre eux via le cloud, sur le principe, chéri dans la science-fiction, de l’« esprit de ruche » : une pensée harmonique, augmentée et en symbiose, qui dépasse l’intellect limité du seul individu et permet à un robot d’avoir le feedback de l’apprentissage d’un autre.

Ce système d’apprentissage démultiplié permet aux robots de doper les capacités de leur système de préhension, en remuant un amas d’objets épars d’un bac jusqu’à trouver l’objet demandé, ce qui peut permettre de confectionner des packages commandés sur-mesure par un client (une « box » de cosmétiques, par exemple). La portée d’une telle avancée, en termes de rapidité ou de nombre d’objets différents capables d’être reconnus, est encore inconnue, mais les robots, pour sûr, ne s’ennuieront pas.

En savoir plus avec l’article de la Technology Review, à visiter ici.