01 / 06 / 2017
#Digital Trends

Robots et espace urbain : nouveau bras de fer à San Francisco

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Un conseiller de la ville de San Francisco a introduit une proposition pour bannir les robots-livreurs des trottoirs de sa municipalité, au prétexte qu’ils seraient dangereux pour les piétons bien humains qui cohabitent avec eux. Une nouvelle illustration de la difficile inclusion des robots dans nos espaces urbains.

Sommes-nous prêts à partager nos trottoirs avec des robots ? Cette question, qui mobilise nombre d’urbanistes, Norman Yee, supervisor (l’équivalent de nos conseillers municipaux) de San Francisco, l’a tranchée : comme le rapporte Digital Trends d’après une information de Recode, Yee souhaite en effet bannir de la ville les robots-livreurs dont les roues sont autorisées à arpenter les trottoirs d’un nombre croissant de municipalités et d’États américains – moyennant parfois une taxe d’accès payée par pâté de maison traversé.

Partant du principe que San Francisco est une ville faite «pour les hommes et pas pour les robots» et s’appuyant sur la même logique que l’interdiction de circuler sur les trottoirs en vigueur pour les vélos et les skateboards, Yee a donc déposé une proposition de texte pour bannir les robots. Il cherche particulièrement à protéger les seniors, les enfants et les personnes handicapées de possibles rencontres douloureuses avec ces livreurs à roulettes pouvant atteindre, tout de même, 6,4 km/h. Aucun accident n’avait jusque-là été rapporté, notamment en raison du fait que les robots autorisés à circuler l’étaient… sous l’œil attentif de superviseurs humains marchant à leurs côtés.

De quoi ralentir les ardeurs des entreprises souhaitant révolutionner la livraison à domicile de courses, de repas ou de n’importe quels biens commandés sur la Toile ? Les trottoirs pouvaient pourtant sembler un terrain de « jeu » plus accessible que l’air urbain dans lequel les drones se cassent pour l’heure les hélices. Selon un constructeur, qui se veut rassurant, les robots-livreurs, à coups de capteurs (y compris à ultrason) et de lidars, sont conçus «pour se comporter comme de bons citoyens». Reste à leur faire confiance.

Pour lire l’article original sur Digital Trends, c’est par là.