29 / 05 / 2017
#The Telegraph

Robots : vers une neurochirurgie plus rapide, plus sûre et plus saine ?

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Un foret robotisé pourrait réduire de 50% le temps passé à ouvrir une boîte crânienne dans le cadre d’une neurochirurgie. Un gain de temps mais aussi une limitation du risque d’infection, explique The Telegraph.

Préparer une neurochirurgie, demain, ressemblera-t-il à prévoir son itinéraire pour aller à un rendez-vous ? L’analogie est moins curieuse qu’il n’y paraît, comme le rapporte The Telegraph, qui fait état d’un travail de recherche publié par une équipe de neurochirurgiens de l’Université d’Utah, à Salt Lake City.

Explications : la traditionnelle perceuse à main utilisée par les neurorchirurgiens pour certaines opérations complexes et très chronophages pourrait être remplacée par un foret robotisé, le travail en la matière du neurochirurgien consistant dès lors à tracer le chemin à parcourir par le foret à travers la boîte crânienne et jusqu’aux tissus neuronaux du patient.

Ce sentier optimal s’obtiendrait grâce à la réalisation préalable d’un simple CT scan, lequel permettrait de cartographier numériquement les zones à éviter – nerfs, veines principales et autres artères. Le foret fait ensuite, seul, la partie la plus lourde du travail de perçage, en creusant la plus grande partie de l’os.

Le gain de temps n’est pas anecdotique : ce qui est fait de manière standard en deux heures le serait ici en deux minutes et demi. De quoi réduire les coûts d’une neurochirurgie, bien sûr, mais aussi le laps de temps durant lequel la blessure est ouverte et le patient anesthésié, donc le risque d’infection ainsi que les risques d’erreur humaine.

Le procédé mécanique, déjà existant mais jamais appliqué dans le champ médical, a déjà été développé par l’équipe, mais n’a pas encore été testée sur un patient.

L’article du Telegraph, c’est par là.