23 / 06 / 2017
#Décryptage

Véhicules autonomes : 5 chiffres à connaître pour comprendre leur développement

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Entre spéculations, espoirs et avancées concrètes, les véhicules autonomes fascinent par de nombreux aspects. Leur future utilisation quotidienne, ainsi que leur impact sur l’économie globale, le marché du travail et les infrastructures ne font plus aucun doute. Pour mieux comprendre ce phénomène, retour en cinq chiffres sur le développement actuel des véhicules autonomes.

3 000 véhicules autonomes en covoiturage pourraient remplacer les taxis new-yorkais

Remplacer les 14 000 taxis new-yorkais par… 3 000 véhicules. Selon des chercheurs du MIT, c’est tout à fait possible ! Ils ont d’ailleurs développé un algorithme en ce sens, qui permettrait de couvrir 98% des besoins actuels.

Conçu à partir du principe de covoiturage, cet algorithme repose sur un système redirigeant les véhicules en temps réel en fonction de la demande. Parfaitement adapté aux véhicules autonomes, celui-ci favoriserait donc la mise en place de taxis partagés et automatisés.

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D'ici 15 ans, 46% des trajets à New-York seront automatisés

Le rapport Driverless Future. A policy roadmap for city leaders, établi par trois sociétés de conseil et de planification des transports, stipule que, d’ici 15 ans, au moins 46% des trajets s’effectueront avec des véhicules autonomes dans la ville de New-York et ses alentours. Les estimations du rapport montant jusqu’à 60%, nous pouvons imaginer qu’une majorité de new-yorkais abandonneront leurs véhicules personnels dans les années à venir, pour se déplacer via des applications de transports autonomes privés, publics ou de covoiturage.

Les véhicules autonomes apporteront 7 000 milliards de dollars à l'économie globale

Selon le rapport Accelerating the Futur : The Economic Impact of the Emerging Passenger Economy, rapporté par Wired, les véhicules autonomes sont susceptibles d’injecter 7 billions de dollars dans l’économie mondiale d’ici 2050, dont 2 à la seule économie américaine. Une majeure partie de cet argent revenant actuellement aux grands constructeurs traditionnels, l’industrie automobile connaîtra de profonds changements structurels à travers d’importants investissements provenant de nouveaux acteurs, en particulier technologiques. Ce document rapporte également que plusieurs économies adjacentes contribueront à l’envolée des véhicules autonomes, tels que le big data et, bien entendu, celui de la réparation et maintenance des véhicules.

263 start-up à la pointe de la recherche sur les véhicules autonomes

Signe de la vitalité du secteur (et de la recherche), l’incubateur californien Comet Labs, centré sur le futur du transport, a recensé 263 start-up de la Silicon Valley à la pointe de la recherche sur les véhicules autonomes. Que son activité porte sur l’autonomie, l’IA d’assistance interne, la sûreté et la sécurité, ou sur la conception de nouveaux capteurs (caméra, laser, radar), chaque entreprise est répertoriée grâce à son approche unique dans le secteur.

La liste, rapportée par Wired, est composée de start-up dont vous n’avez probablement jamais entendu parler mais qui sont au coude-à-coude pour s’imposer dans l’industrie des véhicules autonomes. En raison de l’instabilité du secteur, où rachats, fusions et échecs font partie du quotidien, cette liste risque néanmoins de devenir rapidement obsolète.

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K-City : en Corée du Sud, une ville de 35 hectares pour tester les véhicules autonomes

Le gouvernement sud-coréen inaugurera en octobre 2017 K-City, une ville fantôme dont le seul est unique but est de servir de zone test aux véhicules autonomes. Le complexe urbain, pensé pour reproduire les conditions réelles de la circulation en ville avec des voies de bus, des voies express et des parkings, sera le plus grand au monde.

Avec ses 35 hectares, K-City est l’incubateur qui devrait permettre à la Corée du Sud d’atteindre son objectif : voir rouler sur son sol des voitures semi-autonomes d’ici 2020. Si possible en tout sécurité.