20 / 01 / 2017
#Wired

La voiture 100% autonome est-elle une chimère ?

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La voiture autonome, sans chauffeur ni aucune assistance humaine, semble un but inatteignable, au moins à court terme. Lorsqu’on parle de voiture autonome, il s’agit en fait surtout de voiture sans humain à bord, comme le démontre Wired.

Un paysage urbain fait de voitures çà et là bloquées, voire abandonnées par leurs occupants. Ce n’est pas la plus attendue des modifications de l’espace urbain causées par l’arrivée massive de véhicules autonomes, mais c’est pourtant l’un des écueils sur lequel travaillent les constructeurs automobiles lancés dans la course à la voiture autonome : un marché à 42 milliards de dollars potentiels en 2025.

Leur secret ? La voiture vraiment sans chauffeur, en fait, n’existe pas. Cette étonnante affirmation du directeur de la recherche et développement de Nissan, rapportée par Wired, est en réalité moins révolutionnaire qu’elle n’en a l’air : elle signifie simplement qu’à court terme, la voiture autonome devra être guidée à distance par des téléopérateurs, au moins pour des assistances d’urgence.

La grande majorité des constructeurs étudient cette option, à commencer par Nissan, qui prévoit un centre d’appels dédié. La raison : pour les constructeurs, de même que, probablement, pour le consommateur, un système automatisé qui gère 99% des situations de conduite n’est pas un horizon acceptable. L’une des principales fonctions des téléopérateurs serait en effet de réagir à un signal de danger ou d’alerte. Face à ce 1%, ils devraient alors programmer rapidement un nouvel ensemble d’instructions afin que la voiture sans chauffeur ne s’éteigne pas, par exemple, à la rencontre d’un obstacle inconnu.

Utiliser à distance les caméras et capteurs de la voiture connectée est donc une solution à l’imperfection de l’automatisation, mais qui pourrait provoquer d’autres désagréments, notamment de latence. Dans ses premières simulations, Nissan a par exemple compté sur un temps acceptable de résolution de problème d’environ 30 secondes.

L’analyse de Wired est à retrouver ici.